Collected and published scriptures of Taekwondo
Blog for those who pursue Taekwondo as a way of life.
Tuesday, April 14, 2020
Chapitre 57
Le Taekwondo, un art d’habilités
Qu’est-ce que le Taekwondo ? C’est un art d’habilité. Le Taekwondo commence par une technique artistique et ce termine par une autre. Son début et sa fin son pareil. Le Taekwondo n’est nul autre qu’une technique artistique par dessus un autre. La technique que j’utilise devant mon adversaire n’en est pas une que j’exécute, mais demeure ce qu’elle est. Je suis. Je pratique plusieurs techniques afin de compléter ma technique en Taekwondo, et j’utilise une technique que je maîtrise qui englobent toutes les autres techniques, que j’abandonne. Telle une arme qui groupe un ensemble d’armes qui me surpasse, une technique qui s’unifie dans moi peut réprimer une centaine d’autres techniques. La protection de ma personne comme le contrôle de mon adversaire ne font qu’un.
Lorsque la technique artistique est devenue moi, tout devient naturel et sans importance. Ainsi, l ‘adversaire ne peut le reconnaître, et même s’il le reconnaît, il ne peut l’éviter. A technique artistique n’en est pas juste une, mais elle incluse toutes les autres. Donc, même si elle semble simple à priori, elle incarne des changement sans frontière.
Ainsi, le Taekwondoïste utilise quelques moments de sa vie afin de parfaire son entraînement et se réaliser. Il en est ainsi du principe de Taekwondo qui veut que le contrôle sur l’adversaire soit une partie et un tout à la fois. Le Taekwondo est simple. Le Taekwondo est du moment. La mort et la vie se croisent que pour un moment.
Chapitre 56
L’abstraction complète
Maîtriser le Taekwondo ne consiste pas seulement à obtenir quelque chose de plus, mais demande à ce que nous devenions différents. Ce n’est pas par en nous amalgament des choses, mais plutôt en ôtant tout le superflu qu’on le découvre. Il faut se défaire en morceaux. Tout comme le sculpteur trouve son art dans le taillage d’une pierre, ou celui qui refait un pot avec celui qui vient de détruire. De la même manière, pratiquer le Taekwondo ou être en mesure de faire du Taekwondo ne vient pas du fait d’exécuter un mouvement, mais d’être le mouvement. Cette appropriation à soi, ce changement de soi est le chemin qui mène à l’expertise. Autrement, le vrai apprentissage ne peut exister.
Ceci est couramment valider par d’autres matières pédagogiques, telles les mathématiques, les langues étrangères, la philosophie et quoi d’autre encore. Lorsque nous apprenons les théorèmes mathématiques, nous apprenons à maîtriser comment abandonner les fausses pistes et nous concentrer sur ce qui reste des calculs eux-mêmes. Lorsque nous apprenons une langue étrangère, il est important de laisser de côté notre fa^con de dire les choses, afin d’adopter la façon propre à la langue que nous apprenons. Vous ne pourrez obtenir que très peu de la connaissance de faits historiques ou des idées des autres que vous ne faites que mémoriser. Tout processus d’apprentissage nécessite que vous vous abandonniez à votre simplicité dans la plus simple, afin d’amener le changement.
Lorsque vous devenez le mouvement, votre tout s’adaptera naturellement à celui-ci de façon à ce que vous n’ayez aucun mouvement ou intention superflus à exécuter. Ce mouvement n’en est pas un que l’in peut contrôles par la volonté. Il est l’état qui jaillit juste avant la pensée. À travers d’innombrables répétitions et la maîtrise, le Taekwondoïste se transforme en mouvement. Le processus demande qu’il se décortique et se disperse tant qu’il ne reste rien. C’est le processus par lequel il se disperse en brisant tout ce qui semble solidifié, afin de devenir comme l’eau, et suivre les changements naturels. Il ne peut que devenir le mouvement par lui-même qu’après ce processus. Lorsqu’il devient le mouvement par lui-même, il peut l’exécuter sans y penser et peut contrôler l’adversaire en s’effaçant. Il trouvera ainsi la distance convenable entre lui et son adversaire, le tout, avec l’esprit libre.
Ceci est la façon d’apprendre le Taekwondo, car cela respecte le principe que l’homme doit faire des choses qui sont en accord avec ses principes de vie. Chaque homme gagne et perd beaucoup moment par moment, mais il n’y a rien qu’il perd ou qu’il gagne dans la vérité. Finalement, il n’y a aucun homme qui peut perdre ou gagner. Ce préjugé crée un faux scepticisme à propos du monde, alors qu’il n’y rien de quoi être sceptique, puisque seulement le vide doit être accepter.
Chapitre 55
Rendre tout simple
Le vrai entraînement en Taekwondo demande que vous maîtrisiez les techniques corporelles, que vous utilisiez votre esprit afin de rendre ces techniques parfaites, puis atteindre le « Do » qui permet de transgressez la distinction à travers tout ce processus. Tout cela se retrouve dans les mouvements de base. Car les mouvements de base, même s’ils sont simples, renferment des principes sans frontière. Vous ne pourrez obtenir aucune efficacité de ces mouvements de base, si vous laissez de côté qu’un seul facteur de l’un d’eux, même s ‘il vous semble banal. Le TAEKWONDO est très simple. C’est un ensemble, et rien d’autre qu’un ensemble. Un vrai principe ne se montre qu’à travers des mouvements exacts.
Aussi banal que puisse paraître un mouvement de base, il est doté d’une base multidimensionnelle et ne peut être considéré comme un simple mouvement. Si vous vous entraîner en ignorant les détails, votre interprétation sera basée sur une connaissance restreinte, et sera d’une valeur affaiblie. Par exemple, la position exacte de Juchum Seogi demande non seulement de conserver une position base, mais demande également de contracter certains muscles des cuisses. Tourner les hanches dans Dollyeo Chagi n’est ni pour donner de la force au coups de pied ou atteindre une distance plus longue dans l’élégance. La complicité de tous les éléments en Taekwondo représente la véritable relation qui existe entre toutes les techniques et les idéaux en Taekwondo. Ainsi, lorsque vous pratiquez les mouvements de base, vous ne devez pas les exécutez comme s’il s’agissait de morceaux à assembler, avec un plan précis. La chose la plus importante est de répéter sans cesse ce mouvement, afin qu’il ne soit plus un mouvement de base, mais que la base devienne un mouvement par elle-même. Comment pouvez-vous devenir un mouvement ? Il est démotivant de pratiquer un mouvement des centaines de fois. Mais il serait intéressant si vous pratiquez un mouvement mille fois, et que vous continuez à le pratique dix mille fois, et que naturellement à travers toutes ces pratiques, vous capturez l’ensemble du Taekwondo. Ainsi, vous réalisez que vous êtes le mouvement du Taekwondo.
Il y certains critères que vous devez respecter lorsque vous pratiquez les mouvements de base en Taekwondo. ; La distinction, l’harmonie et la stabilité.
Qu’est-ce qui doit être distinct ? L’indépendance et l’unité doivent être distincts, le vide et la plénitude doivent être distincts, avant, après et en haut et en bas doivent être distincts. La distinction naît d’elle même. Puisque le Taekwondo connaît l’ultime non distinction et transcende la vie quotidienne afin d’y distinguer le vrai et le faux, ces mouvements de base se basent sur cette distinction. La distinction génère l’état de tout ce qui doit être maintenu à son endroit propre, ce qui est en accord avec les principes de base selon la voie du Paradis.
Qu’est-ce qui doit être en harmonie? Vos intentions et ce que vous voyez doivent être en harmonie, et votre vue, vos mains et vos pieds doivent être en harmonie, et vos mains, vos pieds et vos hanches doivent être en harmonie. Ainsi, la vague harmonieuse, le centre de gravité, les mains et les pieds doivent tous être en harmonie, et lorsque vous donnez un coups de pieds, la jambe et la hanche sont en harmonie, de même lorsque vous utilisez vos mains et que votre épaule s’harmonise dans le mouvement. C’est dans cette harmonie complète que vous réussirez à opposer votre adversaire à sa relation avec le monde, la voie de la Terre.
Qu’est-ce que la stabilité ? Le centre, la respiration et l’esprit doivent être stable. Ainsi, l’équilibre veut que le processus de la vitalité vous empêche d’être perdu dans le changement perpétuel, soit la voie de l’Homme.
Afin de bénéficier de tous ces éléments, vous devez exécutez chacun de ces mouvements avec grandiose, un centre de gravité bas et en harmonie avec votre respiration.
Vous devez exécutez de grands mouvements, non pas parce que ces mouvements peuvent vous être utiles , mais parce que vous pouvez en tirez un autre enseignement valable. L’important est que vous vous concentriez sur l’ensemble d’un simple mouvement afin de vous déplacer totalement en accord avec lui. Lorsque vous serez habitué à vous déplacer dans votre ensemble, vous pourrez voir la distinction, l’harmonie et la stabilité, avec plus de facilité. Si vous exécutez inlassablement de grands mouvements, votre corps ne pourra physiquement qu’exécuter que le nombre de mouvements possibles dans le temps requis, et ainsi créer un état de mouvement à l’intérieur de vous. Puis, il vous sera possible de contrôler cet état, et seul un léger mouvement pourra atteindre le même résultat.
Vous devriez conserver centre de gravité bas. Tout comme les racines qui s'ancrent creux dans la terre, pour ensuite pousser vers le haut, il est naturel que votre entraînement passe par la solidité de votre centre de gravité afin d’affermir l’ensemble. Votre centre de gravité peut être renforcit par le raffermissement de votre taille et de vos jambes qui le supporte. Dès lors, vous serez en mesure de supprimer l’adversaire dans un court mouvement puissant. Tous mouvements physique passe par les hanches, des mains aux pieds et des jambes aux bras. C’est pourquoi vos hanches et vos jambes doivent être fermes comme la terre, comme s’ils devenaient l’extension du sol, et contrôler l’adversaire qui se frappera violemment contre la terre elle-même par leur entremise.
De plus, vous devez être en mesure de faire chacun des mouvements de Taekwondo, seulement avec votre souffle. Puisque chaque mouvement en Taekwondo est l’expression condensée du processus biologique qui se passe à l’intérieur de l’homme, le souffle y est le centre de la vie. Le Taekwondoïste se déplace dans l’unité et dans l’harmonie. Son souffle et son mouvement sont un autre aspect de cet ensemble. Conséquemment, si vous maintenez une bonne respiration, vous ne verrez rien de difficile dans chaque mouvement de base. La bonne respiration ne demande pas seulement de respirer avec votre bouche, nez, gorge et poumons, mais également avec l’ensemble de votre corps. Lorsque vous respirez convenablement, le processus complet de la vie va s’organiser en vous sans effort. La position et le mouvement parfaits nécessite toujours une respiration parfaite dans leur exécution. Ainsi, la position et le mouvement deviennent vivants par eux-mêmes.
Chapitre 54
Quelque chose à la fois difficile et facile
Le commencement et l’achèvement de l’entraînement en taekwondo répondent aux même principe de base du Taekwondo. Obtenir la maîtrise des mouvements de base en Taekwondo représente à la fois le début et la fin de l’entraînement. Beaucoup de gens pensent ironiquement que le Taekwondo est un plateau d’où émane la merveille, ou un outil féroce afin de se défendre. Il est cependant nécessaire de comprendre que l’homme éclairé ne révèle jamais sa force car il connaît le principe ultime de la naïveté et la banalité.
Quels sont les fondements du Taekwondo ? Ce sont tous les facteurs nécessaires au Taekwondo, soit compressés ou résumés. C’est également le pivot qui relie l’homme au Taekwondo. L’homme qui s’entraîne aux éléments de base chemine à travers le vrai Taekwondo et le réalise. Par ce phénomène, tous débutent le Taekwondo par l’étude des mouvements de base, ainsi que l’homme qui a tout apprit du Taekwondo retourne inévitablement à l’étude des mouvement de base. Lorsque les anciens ont créé cette base, ils ne l’ont pas fait avec l’idée du moment, mais plutôt avec l’ensemble de leurs expériences passées et réorganisées, en considérant que l’expérience du passé représentait la vitalité même de la base du Taekwondo. Conséquemment, la base du Taekwondo a une dimension multiple, infinie, mais simple. La façon dont nous imaginons un mouvement détermine l’efficacité qu’il détient.
D’un autre côté, la base st la fondation universelle du Taekwondo. Les techniques de coups de pied et de coups de poing éblouissantes et difficiles peuvent être extrêmement efficaces dans certaines circonstances, mais peuvent être incapable de vous protéger et de contrôler l’adversaire. Le Taekwondoïste qui exécute de magnifiques et difficiles techniques a beaucoup de mérite, parce qu’il le fait à travers l’accumulation de la maîtrise des éléments de base. Un bâtiment ne peut être plus solide que sa fondation. De même que la fondation qui support un immense édifice lors d’un tremblement de terre, ce sont ces mouvements de bases du Taekwondo qui vous permettent de vous adaptez aux changements inopportuns dans les différentes situations qui se présentent. Le tout retourne toujours à l’unité, cette unité est omniprésente.
Donc, d’un côté, l’ensemble du Taekwondo repose à l’intérieur des mouvements de base, alors que des changements infinis et des applications variées peuvent être crées à travers cette base. Ainsi, lorsqu’un Taekwondoïste fait face à un adversaire, quelque soit son intensité, l’exécution parfaite des mouvements de base du Taekwondo amèneront naturellement un contrôle sur l’adversaire, ce qui revient à la protection sans résistance qui émane du cheminement vers « Do ».
Les mouvements de base du Taekwondo peuvent inclure tout du Taekwondo puisque le principe qui englobe tout est simple, lui aussi. Lorsqu’un homme peut se détacher de lui-même, la simplicité et le vrai Taekwondo lui apparaît. Lorsque vous vous détachez totalement de vous-même, tous les artifices disparaissent, effaçant tout ce qui cache le Taekwondo. Le Taekwondo est omniprésent dans tout Taekwondoïste, mais jamais à l’extérieur. Le vrai mouvement en Taekwondo qui est en accord avec l’homme reste simple, puisque l’homme qui pratique le Taekwondo abandonne le superflu afin de conserver sa simplicité. Il retrouve son vrai Moi. La simplicité est à la foi difficile et facile.
Chapitre 53
Faire le vide à l’intérieur de soi après la pratique du poomsae
De façon générale, votre effort de compréhension du poomsae en Taekwondo sera futile, s’il n’est constitué que de mots et de pensées. À l’instar, si vous comprenez le poomsae à travers la sueur de votre endurance et l’autodiscipline, alors vous vous dirigerez vers la vraie vérité du Taekwondo. Même s’ils sont différents, leurs concepts sont reliés à l’action. De façon contraire, l’expérience et la compréhension sont intimement liés, puisque l’expérience peut devenir la compréhension de l’adaptation de l’homme à la vie.
Lorsque vous exécutez un poomsae, il est important que votre esprit s’unisse en unisson avec la force et la vague, ce que nous appelons « la Loi du « KI » dans l’ensemble. La loi du « Ki » dans l’ensemble ne veut pas dire de conserver la puissance et la vague de façon constante, mais plutôt de les garder en harmonie dans leur ensemble. Il en va de même pou une merveilleuse chanson, qui est harmonieuse dans son tout, même si elle composée de notes rapides, lentes, basses et aigues. Ceci est possible par le contrôle de la respiration et la concentration de l’esprit. Respecter la Loi du « Ki » dans son ensemble crée l’accord avec le sseuimsae et le sseuimnal dans son ensemble, et de plus, complète chaque mouvement du poomsae dans un tout indissociable, où la vie jaillit à travers la perfection.
Lorsque les règles du «Ki » dans son ensemble sont respectées, chaque mouvement du poomsae y retrouve sa propre position et sa vitesse en fonction de la relation qui existe avec le présumé adversaire, sa condition physique et son degré d’entraînement, de la même manière qu’un mouvement de danse se fait en relation avec la position de l’autre, à travers le flux du courant rythmique. N’est-il par vrai de dire que même le mouvement d’un doigt s’effectue dans un flux qui appartient au flux de la danse même, qui se veut réussie. Dans ce sens, même s’il ne s’agit que d’un mouvement, il est puissant, car il fait partie de l’ensemble de la danse. Donc, un bon danseur transcende la petite prise et détient assez de puissance afin de faire incliner son adversaire avec une main ou un pied, sans apparence de robustesse, tout comme la roche qui déambule de loin qui peut détruire un immeuble de par la force que lui a conféré son long chemin. Essayez toujours de maintenir la position exacte et d’exécuter chaque mouvement selon sa vitesse intrinsèque, afin d’y ressentir sa pleine valeur, comme dans une danse. Ainsi, l’entraînement du poomsae sera aussi difficile que tout autre, mais en même temps, offrira l’opportunité de contrôler l’adversaire avec aise. Ceci explique le lien entre la danse et les arts martiaux (Mu-yae). La somptuosité et l’utilité ne font qu’un dans l’immersion.
Lorsque vous exécuter un poomsae, vous mouvements doivent être contrôlés par votre esprit et non par la force. Même si vous parvenez à distinguer Sseuimsae et Sseuimnal dans un poomsae, vous pouvez les contrôler par votre volonté, les unifier dans un ensemble qui vous permettra de supprimer votre adversaire. Donc, que « Sae » ou « Nal » soit en carence, l’autre peut compenser, sans que l’un ou l’autre se restreignent. Quelque soit la flexibilité d’un corps, il ne peut l’être autant que l’esprit, et quelque soit la vitesse à laquelle vous marchez, vous ne pouvez marcher aussi rapidement que votre esprit, et même si vous possédiez un corps de fer et une puissance infinie, ils ne seraient d’aucune utilité sans l’utilisation de la pensée. Conséquemment, seulement lorsque vous contrôler votre esprit selon vote volonté, vous êtes en mesure d’accorder le tout avec tendreté, rapidité et puissance dans chaque mouvement afin d’y déceler la meilleure technique. Ainsi, lorsque vous unissez votre esprit et votre corps, vous ne pouvez que naturellement faire le bon mouvement, naturellement, sans balise quant à la puissance de votre corps, soit sans pré-jugé.
La raison pour laquelle le Taekwondoïste s’entraîne à travers le poomsae n’a rien à voir avec l’appât du gain. Il doit y avoir une volonté parfaite de tout abandonner à la fin de l’entraînement du poomsae. Comment est-il possible de ne pas se restreindre soi-même dans ce processus de s’abandonner soi-même ? Lorsque l’on abandonne tout ce qui n’est pas nécessaire, complètement, le « Moi » disparaÎt, ne laissant que la nature . À ce moment, vous réaliserez que de gagner n’est pas différent que de perdre. Ainsi, afin de maîtriser et de s’assurer que le poomsae est exécuter en harmonie durant l’entraînement, vous devez comprendre ses formalités techniques en premier lieu, et vous entraîner à travers une multitude de répétitions et d’illuminations. C’est ainsi que vous vivrez le vrai Taekwondo.
Chapitre 52
La perfection n’existe ni dans l’achèvement et l’inachèvement
Je suis encerclé par plusieurs ennemis. Il n’y a pas de fuite possible. Comment puis-je m’échapper. Je dois m’échapper dans un endroit au dessus des restrictions de l’existence, et cet endroit se retrouve exclusivement dans mon intérieur. J’oubli tout afin de m’immerger dans le non-moi « Mu-a » avec des mouvements adroits et me cacher en moi. Au moment ou je transcende vers la vie intérieure qui démentit toute réalité, je dois me cacher en moi devant tant d’ennemis. Ceci représente l’échappatoire le plus plausible face à cette réalité. Et cette façon de faire n’est pas pour éviter l’ennemi, mais pour affronter l’adversaire et le contrôler, et rien d’autre. Dans cet état d’immersion personnel intérieur, je peux voir le monde de la danse en relation avec le Taekwondo. La danse n’est pas différente du Taekwondo, après tout.
Ainsi, chaque mouvement d’un poomsae, qui semblent indépendants les uns des autres dans leur exécution temporelle, interagissent et coopèrent les uns les autres, comme dans l’exécution d’une danse. Conséquemment, faire un mouvement en entraîne un autre et il n’est pas suivi par celui-ci, mais plutôt par celui-là. C’est pourquoi, un poomsae peut à la fois être segmenté par mouvement et à la fois ne peut faire l’objet d’une distinction au même moment, ce qui le différentie d’un mouvement de base.
Les principes qui régissent la relation des mouvements dans le poomsae en taekwondo peuvent être illustrés sous la forme compréhensive suivante, le premier se veut de conserver l’inachèvement dans l’achèvement, et le deuxième, de conserver l’achèvement dans l’inachèvement. Dans le cas où vous votre incomplet dans votre achèvement, chaque segment de mouvements réalisent son achèvement avec sa propre indépendance, sans tenir compte du système dans son ensemble. Cette individualité de chaque partie du poomsae démontre que le tout est inachevé, puisque que tous les mouvements s’achèvent sans que leur multitude ne se fondent dans un tout. Dans le cas où vous achevez l’incomplet, tous les mouvements sont reliés les uns aux autres dans un flux unique, i.e. sans interruption. Ainsi, la restriction la restriction de chaque mouvement génère sur l’autre une harmonie totale, et le mouvement incomplet de chacun retrouve sa signification dans l’ensemble du flux, afin que chaque mouvement réalise son intention complète dans l’ensemble de la structure du changement. C’est ce qu’on appelle l’achèvement de l’inachevé.
L’inachèvement de l’achèvement du poomsae se ressent dans chaque mouvement et enchaînement où vous pouvez le voir, le tranchant d’un sabre qui coupe chaque partie du vide, et le rythme d’une explosion violente à chaque moment. Lorsque l’achèvement se produit, l’écoulement se produit. Vous devriez donc demeurez inachevé dans l’achèvement afin de vous débarrasser de tous pré-jugés. L’achèvement du mouvement dans l’inachevé lors d’un poomsae prend l’image de mouvements distincts mais continus, qui par sa nature, démontre une apparence de légèreté, et remplie l’espace vide et provoque un flux continu. Ceux-ci sont la volonté d’achèvement de chaque mouvement dans le but de prendre le contrôle sur l’adversaire, par l’union de l’ensemble de chaque mouvement individuel, et ainsi, l’ensemble de la relation individuelle de chaque mouvement, réside l’un dans l’autre, puisque chacun par son inachèvement induit l’autre. C’est inachevé.
Lorsque vous apprenez à maîtriser l’achèvement dans l’inachèvement du mouvement dans le poomsae, vous apprenez à comprendre comment harmoniser une partie du tout, non pas comme une partie, mais comme un tout. Ainsi lorsque vous pratiquez des mouvements incomplets dans l’achèvement, vous apprenez à harmoniser une partie du tout, non pas comme une partie du tout, mais plutôt comme un élément qui reflète le tout. Qu’il s’agisse de l’achèvement dans l’inachèvement, ou l’inachevé dans l’achèvement, la maîtrise proviendra de la capacité d’atteindre la perfection qui n’est ni l’achèvement ou l’inachevé, mais plutôt l’union des deux à la fois, sans visage.
Chapitre 51
Rendre le Poomsae vivant
Le Poomsae en Taekwondo est composé d’une série de mouvements conçus par l’homme. Ainsi, si nous comparons le comparons à la peau humaine, nous pourrions dire que le mouvement représente la chair entre la peau et les os, et qu’aucun corps humain ne peut être constitué que de peau, s’il n’y a pas de chair et d’os. Ce qui s’apparente à la chair et au squelette est appelé « Sseuim-sae » ou « Sseuim-nal, ou sommairement « Sae » ou « Nal ».
Sseuim-sae représente la technique ou la méthode utilisée pour prendre le contrôle sur l’adversaire et se protéger soi-même, soit le principe par lequel les mouvements sont organisés dans un poomsae. Sseuim-sae est la raison qui explique chaque mouvement du poomsae. Telle une lame de couteau bien aiguisée, le sseuim-sae utilise les puissants mouvement du poomsae nécessaires afin de renverser et de supprimer l’adversaire, ce qu’on appelle Sseuim-nal. Même si vous apprenez un poomsae, si vous ne connaissez pas le « Sae « , vous ne pourrez utiliser vos techniques ou même penser les utilisées lorsque nécessaire, et tant que vous n’aurez pas le « Nal » il vous sera impossible de faire tomber votre adversaire, de le contrôler, même si vous réussissez à atteindre la cible voulue. Un poomsae ne sera jamais un vrai poomsae, tant que vous n’aurez pas le Sseuim-sae et le Sseuim-nal, et cela, même si vous pratiquez des mouvements similaires, tel un ballon qui peut ressembler à un homme, mais qui n’en sera jamais un.
Ultimement, c’est l’esprit du Taekwondoïste qui régit les mouvements du poomsae, et qui dans son ensemble est rempli de ssuim-sae et de sseuim-nal. Chaque item, sseuin-sae, sseuim-nal et l’esprit sont liés aux trois éléments essentiels : le Paradis, la Terre et l’Homme, qui sont les constituants d’un mouvement parfait. Dans cet ordre d’idée, tous les mouvements de Taekwondo dont sont constitués un poomsae respectent les 3 voies du Paradis, de la Terre et de l’Homme. Ainsi, chaque mouvement d’un homme habilité renferme l’harmonie du centre, du rythme, de la respiration et de la raison, impressionnant profondément les observateurs par la beauté naturel de l’enchaînement, alors que l’homme inhabile ne peut qu’imiter les mouvements du premier sans pouvoir leur donner de sens. La perfection du mouvement peut même s’élevé vers la perfection de l’art martial « Muyae », soit le nom de « Yae ».
Parce que le Taekwondo et l’art sont ainsi intimement liés, il est naturel de penser que le Taekwondo et la danse sont essentiellement similaires. C’est pour cette raison que la meilleur danse n’est pas seulement doucereuse, mais également puissante et énergique dans sa flexibilité. Elle démontre parfois des enchaînements forts et tranchants, puis doucereux. De la même manière, le poomsae en Taekwondo n’est pas seulement fort et tranchant, mais également doucereux, accompagné d’un flux rythmique énergétique, lorsqu’il est exécuté de la bonne manière et avec assez de volonté. Alors, qu’est-ce que la danse et qu’est-ce que le Taekwondo ?
La danse et le Taekwondo peuvent d’un côté être similaires, parce qu’il y a non distinction dans le « Do » de la danse et du Taekwondo, seuls éléments qui peuvent faire la différence entre les deux. Le « Do » de la danse et du Taekwondo en est un de mouvements. Ainsi, le centre, le rythme, la respiration et la raison ont « Do » à l’intérieur. « Do » n’est qu’un, n’est ni un morceau ou un tout, et existe sous n’importe quelle forme dans tout. C’est ainsi que toute chose parfaite rend une autre parfaite, alors qu’une chose fausse engendre l’échec. C’est pourquoi, tout incarne le « Do », mais jamais rien n’est « Do ».
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